Association Vaudoise pour la Construction Adaptée aux personnes Handicapées

Le dernier mot du président

Pour le président de l’AVACAH, l’angoisse de la page blanche n’existe pas ! Ce serait plutôt le contraire, le nombre de sujets d’étonnement ou d’énervement ne manquant jamais.

J’ai souvent répété que la meilleure chose qui pourrait nous arriver serait la dissolution de l’AVACAH… Faute de travail…

Je pense que nous ne sommes pas seuls dans cette situation. Mais tout bien réfléchi, ceci sous entend probablement que des organes de l’Etat assument certaines tâches dont nous nous chargeons aujourd’hui et ceci avec des moyens et des méthodes dont nous ignorons l’ampleur et la complexité. Existe-t-il en effet un service de l’Etat qui traite 600 dossiers par an avec 1.5 EPT pour un budget d’env. 150'000.- ?

Dans l’idée de donner plus de poids à nos interventions, nous avions en son temps pris contact avec la CAMAC pour tenter de faire figurer nos remarques dans leur synthèse officielle, ce qui nous aurait évité des oppositions parfois mal perçues et, pensions nous, les rendraient plus efficaces. Nous n’avons pas obtenu ce que nous souhaitions et ce n’est peut-être pas plus mal comme j’ai pu récemment le constater : Une remarque dans une synthèse de plusieurs pages n’aurait probablement pas bloqué le dossier comme l’a fait notre opposition et le maître de l’ouvrage, respectivement les architectes, n’auraient probablement pas pris en main les choses avec le même zèle.

Dès lors on peut se demander si le « tout à l’Etat » est effectivement la panacée, ou si le système actuel, sorte de partenariat public – privé, tout à fait dans l’air du temps, n’est pas la manière la plus appropriée de préserver les acquis et notre indépendance. Et financièrement chacun y trouve aussi son compte : L’Etat par le biais de l’OFAS ou d’autres services peut subventionner les associations qui de leur côté peuvent recevoir dons et cotisations leur assurant une certaine autonomie.

Alors on peut certes rêver d’un monde idéal mais cherchons d’abord à collaborer en bonne intelligence pour le rendre meilleur et accessible, et remercions les autorités de notre Canton pour l’attention qu’elles accordent à notre association.

 

Emmanuel de Tscharner

Président